In the graveyard of St Mary's Church, Staines
Passer sa vie à résister contre la volonté d'un Dieu plein d'Amour, passer sa vie à combler du vide, tourner en rond puis sortir de la ronde, se perdre, tomber ...amoureux, la foudre est comme un gouffre sensuel; puis une spirale d'étoiles te fait perdre la tête, se sont des yeux qui rappellent d'étranges souffrances, d'obscures bonheurs, des charmes artficiels et séraphiques qui figent les instants...d'un ailleurs oublié ? On sirote sa beauté, on suffoque de plaisir, on avale de travers ses mots, on crapote les premiers émois jusqu'à maturité et jouissance, on possède l'inncassessible, l'impalpable et la matière de sa chair damnée..!
Mais pas de break pour l'humain..., les étoiles disparaissent, le parfum innoubliable de la muse nous pèse, "non d'une vache, elle me manque trop" ...la pensée se confesse seule en proie à la boulimie, puis vomit sa rancune, hait l'amour, hait tout ce qui "est" ...et ça redescend de pentes en pentes , le silence du TOUT rend fou "Allo, y a quelqu'un, euhh SOS d'un terrien en detresse?? non? oui? ", un trou noir, plus de mémoire "je suis mort...je suis claqué, laissez-moi crever, me suicider , me truscider,..amen!"; il oublie amèrement, puis recolle sa cervelle éclaté et la rebranche à son coeur, stoppant net l'hémoragie, tout est synchrone, il a un peu de temps devant lui, l'illusion de l'éternité, l'alchimie de la douleur au centre de l'espoir :...comprendre le sens de la vie "tout ce que je sais c 'est que je ne sais rien", métaphysiques des larmes et des peurs "je crois que j'ai atteinds les limites de la souffrance...!", se rapprocher de dieu "oui oui , sauve moi, je suis un pêcheur innocent!!!", se demander pourquoi on est si seul "parce que vivre ici c'est l'enfer", pourquoi on parle seul avec son ego "parce qu"on est aussi con que les autres", se demander pourquoi ce monde est si lunatique et morbide " les grandes problématiques des barbaries très con-sciencieuses du mondes...", entre beauté et horreure "non pas de beauté tout est LAID !!!" , devenir croyant par chance et grâce divine "le ciel m'est tombé sur la tête, je suis un élu, je suis JÉSUS..alélouyaaaa"... puis re-soupirer tendrement des je t'aime angéliques, incompréhensibles" je tjamedhfjfjmmmmm", chercher sa flamme jumelle comme un âne "mon petit sucre, mon petit sucre ou es tu" ?!!"...remonter la pente comme un autiste plonger dans ses additions infinis de je t'aime "elle m'aime, je l'aime donc nous nous aimons, c 'est evident, euréka!!!...ou encore...elle m'aime ou elle m'aime pas, mais la néguation n'existant pas ...elle m'aime c'est absolu et vérifiable dans les deux boules globuleuses de cristal de ses yeux!!!", puis inspirer l'air qui gonffle les poumons et oxygene l'esprit, " la je vois très clair, elle m'aime!!!!" de vacuité, inconstance en volonté "je peux , ouiiiiiii je PEUX ...non je peux pas....sisi je peux...!!", avec le poids des experiences "je sais TOUT, n'essayez pas de m'apprendre quelque chose !" expirer l'obscurité, avec le fardeau des vies, purifier ce karma...
Puis une lueur, trop petite "une naine blanche, 7 lutins...je suis où la encore???", on accomode ses yeux, filante comme la passante ...on la suit..vers un je ne sais où, on suit le courant de l'eau, on se mouille comme un chat, les yeux bandés, on tire passionément à droite et à gauche, on fait du mal comme du bien dans un je m'enfoutisme éxpansif...puis on se tappe contre un mur bêtement, c'est pas des seins, c'est pas de l'amour,...c'est notre miroir, il se brise en morceaux.. on prend conscience qu'on manque de lucidité et de remise en question...on cogite un peu, on devient voyant, clairvoyant pour comprendre le partage, l'univers et ses regles du jeu entres vivants, pour comprendre le silence d'en haut et en faire un refrain intime féerique, pour creuser un choeur dans son âme et chanter la vie..jusqu'à se perdre encore...
Alors on refait le bilan:...symphonie cosmique engloutie, amour déchu, poéte exiler, ermite en quête du Saint-Graal, =...il se culpabilise de tout et de rien d'être la dualité et de ne pas pouvoir exprimer l'essentiel,...pas à pas il se fond dans la masse dans une bulle de rêves atrophiés, un néant jumeau fumant la nicotine de l'ego, mirage exatasiant, le bien dans le mal..ou le mal dans le mal pour se faire du bien; et completement ivre ..on se croit si propre, si parfait, et ça nous fait monter, monter, jusqu' à éclater et flanner comme une fusée égerique dans l'éther, puis tomber comme une grosse pierre semblable à une météorite sur la terre ferme presque choquée de tant d'ondes negatives..!
On tremble de rage,d'effroie sismiques, on embrase de ses laves toute la répugnance du monde, puis crevée comme un pneu.. on lache prise, on se Christalise dans une lumière voluptueuse, et s'enracine vaporeusement au plus profond de la terre, la où il fait chaud et bon de vivre, pas un bruit juste le murmure des grottes.."plic, ploc, plic, ploc,...bon y en a marre d'apprendre à compter ses fautes, maman t'es où, 9 mois que je me fais chier ici...", au centre la mère terre nous conssole dans son vaste berceau d'être monté trop haut et de ne pas avoir été assez sage; on évite de justesse la réincarnation....?
Remis sur pieds, profondément enraciné dans l'Amour, le petit homme remonte l'arbre de sa vie , toutes les couleurs coule dans sa sève, tous les souvenirs refont surface, les rêves papillonnent, les chakras fleurissent, les éléments vibrent, le monde autour de lui est merveilleux, cette conscience collective...ne l'atteind plus, son passé n'existe plus,... ..sa croissance est majestueuse et imperturbable, son coeur devient sacré, ses branches d'or mirent le soleil divin, les nuages noirs des ancêtres se dissipent, l'ombre se dilue dans le ciel en un Arc-hange immaculé ...peu a peu sa magie se revèle et un escalier étincellant semblable à arc en ciel le rappel à l'invisible...sa conscience ascensionne sans peurs ni regret dans les profondeurs subtiles d'une Aura suprême...!
La haut,...tout n'est que douceur, amour et liberté. "...euh..tu veux dire plutôt...humour, folie et oisiveté"
......

on Le paradis blanc - Michel Berger